La rosée naturelle comme ressource alternative en eau douce et potable. Expériences en Inde, Croatie, Polynésie, Maroc...
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Le texte distingue plusieurs formes de menaces liées aux changements climatiques. Certaines ont pour cause la recrudescence prévisible des conflits sur l'accès aux ressources. "La pénurie d'eau, en particulier, est susceptible de provoquer des troubles civils et des pertes économiques substantielles, même dans les économies solides", écrivent les auteurs, qui mentionnent aussi "les tensions liées à l'approvisionnement énergétique", dont la multiplication accroîtra l'instabilité. Les conflits pourraient également s'intensifier autour des ressources situées dans les régions polaires, rendues exploitables par le réchauffement.
"PERTES DE TERRITOIRES"
Les régions côtières, où vit près d'un cinquième de la population mondiale, sont particulièrement menacées. "Les mégapoles, et leurs infrastructures de soutien, telles que les installations portuaires et les raffineries de pétrole, sont souvent implantées en bord de mer ou dans les deltas des rivières", note le rapport, qui s'inquiète des conséquences de l'élévation du niveau de la mer. De plus, "le recul des côtes et la submersion de vastes zones pourraient entraîner des pertes de territoires, et même la disparition de pays entiers".
Autre conséquence possible, l'accroissement des migrations risque de créer des situations difficiles. Selon les Nations unies, indique le document, on dénombrera d'ici à 2020 des millions de migrants environnementaux. "Ces migrations, ajoute-t-il, pourraient se traduire par une augmentation du nombre de conflits dans les régions de transit et de destination."
Certaines des régions les plus vulnérables aux changements climatiques, comme l'Afrique du Nord et le Proche-Orient, étant voisines de l'Union européenne, celle-ci devrait connaître des pressions migratoires accrues.
Enfin, le réchauffement peut déstabiliser les Etats les plus fragiles, s'ils ne parviennent pas à y faire face, et favoriser la "radicalisation politique". Il risque aussi d'"attiser les ressentiments" entre les principaux responsables des changements climatiques et ceux qui seront les plus touchés.
Cette "fracture potentielle", selon le rapport, ne sera pas seulement une division Nord-Sud mais comportera une dimension Sud-Sud, avec la part croissante de la Chine et de l'Inde dans les émissions mondiales.